A propos

Depuis ses 10 ans où, dans l’obscurité de sa chambre, il a pu vivre « de l’intérieur » le phénomène de la chambre noir, Chris Davies est obsédé par l’écriture photographique. Porté dans le ventre de sa « Camera Obscura » et par un trou minuscule, il assiste au spectacle renversé et renversant de la lumière qui projette au mur de sa chambre la réalité extérieur. Issu d’une famille de joueurs de tennis (ses parents, champions, se rencontrent à Wimbledon), Chris Davies est né en France en 1964, pratiquement la raquette à la main. Très tôt un appareil photo prendra place dans l’autre.

Quelques rencontres importantes lui permettent, parallèlement à sa carrière dans le tennis, de se forger une pratique toute personnelle de la photographie. En 1990, à Hambourg, il prend ses premières photos de sport professionnelles pour le journal Bild, et travaille comme assistant du photographe de mode Axel Zajacek. Suivent des collaborations avec des journalistes, notamment pour la Revue du Golf de St Tropez en 1993, pour Elle (Italie) avec Delfina Vezzoli, qui signe un article sur les maisons coloniale à Goa en Inde et dans Gente sur l’écrivain américain David Leavitt.
Autodidacte, ses goûts le portent vers des compositions d’un style plutôt narratif, apparentées d’une part au cinéma, d’autre part à la lithographie.
En 2009 il fait ses adieux au tennis, s’établit en tant que photographe tout en continuant à puiser dans son quotidien la matière de ses compositions: « Copy & Basta », qu’il expose la même année à Genève, à la Galerie d’Asnières. En 2011 il expose ses compositions photographiques, sur papier dessin, à Milan chez Cristina Meriggi . En 2012 sa série de « Balles perdues, gueules cassées », une série de treize balles de tennis, fait le sujet d’un article dans le « Journal du tennis »(CarnetDeBalles) et une exposition au tournoi ATP de Metz.

Amant de la matière et fidèle à la photographie de reportage, il utilise le numérique pour se rapprocher du dessin. Par des compositions épurées sur papier coton, il cherche à rompre avec la froideur usuelle des tirages photos. A l’aide de la gomme, il mari un couple d’instantané qui retrouve son souffle sur le lit d’un noble support. L’œuvre photographique devient un objet vivant et délicat.

Il vient d’achever une auto-photo-biographie : « Soul’étude » qui retrace la saga de deux familles du tennis dont il est issu ainsi que sa propre odyssée personnelle et photographique. Un ouvrage de 564 pages et plus de 400 photos où les mots et la photographie dansent d’une même voix.
Enfin, Space balls est sa dernière série consacré à ces balles de tennis qui cette fois voyagent dans l’espace comme pour passer d’un monde à un autre. Nombreux sont de ce voyage de transmutation et de réincarnation.